GP de Singapour
Vendredi 20 Septembre
10h30
14h30
Samedi 21 Septembre
12h00
15h00
Dimanche 22 Septembre
14h10
Classements 2018
P
Pts
1 L.Hamilton 284
2 V.Bottas 221
3 M.Verstappen 185
4 C.Leclerc 182
5 S.Vettel 169
6 P.Gasly 65
7 C.Sainz 58
8 D.Kvyat 35
9 A.Albon 34
10 D.Ricciardo 34
11 N.Hulkenberg 31
12 K.Räikkönen 31
13 S.Perez 27
14 L.Norris 25
15 L.Stroll 19
16 K.Magnussen 18
17 R.Grosjean 8
18 A.Giovinazzi 3
19 R.Kubica 1
20 G.Russell 0

P
Pts
1 Mercedes 505
2 Ferrari 351
3 Red Bull 266
4 McLaren 83
5 Renault 65
6 Toro Rosso 51
7 Racing Point 46
8 Alfa Romeo 34
9 Haas 26
10 Williams 1
Multimédia
          
Saison 2019

• Actualités
• Classements
• Les photos en HD
• Archives des informations


Les saisons précédentes

• Archives Live des GP
• Les photos en HD
• Classements


Scuderia Ferrari

• Sebastian Vettel
• Kimi Raikkonen
• Ferrari Driver Academy
• Les anciens pilotes
• Enzo Ferrari
• Les monoplaces
• La Scuderia Ferrari



Les partenaires
• Expert Véranda
• Portail Communautaire


Formule 1 : Un oeil dans le rétro : la 312 T4
Un oeil dans le rétro : la 312 T4
Le 19/05/2019
 à 13:00

Une citation du Commendatore résume à elle seule la philosophie de cette monoplace : « Les voitures de course ne sont ni belles, ni laides. Elles deviennent belles quand elles gagnent. ». La 312 T4 avait beau être hideuse, elle rafla pourtant tout.

La 312 T4 dispose d’une particularité : c’est la première monoplace de Maranello à utiliser l’effet de sol. On retrouve alors de longs pontons surplombant les jupes latérales et couvrant ce fameux système d’aspiration au bitume. Dans les entrailles de la bête, un douze cylindres à plat de 515 anime le monstre jusqu’à 12 300 trs/min. L’aileron arrière, plutôt petit et élevé, fut remplacé par une aile beaucoup plus large et basse, notamment pour les circuits urbains.

La saison 1979 marqua la popularisation des voitures à effet de sol. Après la domination écrasante des Lotus 79, toutes les écuries cherchent à copier ce système révolutionnaire avec plus ou moins de réussite. Ligier s’en sortit à merveille en début de saison, avec deux victoires en deux courses. Chez Ferrari, les deux premières courses se font avec l’ancienne 312 T3, avec laquelle Villeneuve et le tout juste débarqué Scheckter obtiennent quelques maigres points.

En Afrique du Sud, Renault entre dans l’histoire en décrochant la pole position avec un moteur turbocompressé, une première. Lors de la course, les voitures françaises se débrouillent bien mais ce sont bien les nouvelles 312 T4 qui tirent leur épingle du jeu. Scheckter domine à domicile mais un arrêt non prévu en fin de course le prive de la victoire, revenant alors à son équipier Villeneuve. Le régional de l’étape ne démérite pas puisqu’il positionne sa Ferrari en seconde place finale. A Long Beach, rebelote. Les deux Ferrari mènent la danse, Villeneuve devançant à nouveau Scheckter, deuxième après avoir mené une rude bataille face à Jarier. Les 312 T4 semblent très bien nées et culminent à présent en tête des championnats.

En Espagne, les Ligier retrouvent de leur superbe et dominent, jusqu’à ce que Lafitte ne casse sa boite de vitesses. Chez les rouges, il y a du moins bon. Villeneuve commet une erreur au départ et sort de la piste avant de se retrouver englué dans le peloton, septième, trois positions derrière son équipier. A Zolder, le québécois se fait à nouveau piéger en percutant Regazzoni, abimant l’avant de sa monture rouge. Scheckter s’en sort bien mieux, remontant un à un ses adversaires jusqu’à la première place chipée à Laffite. Malgré une voiture bien souffrante, Villeneuve tiendra jusque dans l’avant-dernier tour avant de mettre pied à terre, réservoir complètement vide. A Monaco, les 312 T4 dominent une nouvelle fois les débats, Scheckter devant Villeneuve en qualifications. Le lendemain, les Ferrari ne sont quasiment jamais menacées et mènent une course sage mais le différentiel de Villeneuve stoppa nette l’hégémonie Ferrari. Le sud-africain l’emporte et s’envole au championnat.

Mais à partir du grand-prix de France, la concurrence se remonte les manches et les Ferrari se montrent de plus en plus menacées par leurs adversaires directs que sont, non plus Ligier, mais Renault et Williams. A Domicile, la marque au losange décroche la timbale en gagnant pour la première fois de l’histoire avec un moteur turbocompressé, chose inimaginable deux ans auparavant. La victoire de Jabouille est pourtant éclipsée par l’invraisemblable duel entre Villeneuve et Arnoux pour la seconde place. Cette lutte sans merci reste aujourd’hui l’une des plus mythiques de l’histoire de ce sport. Sur le tracé historique de Silverstone, et pour leur cinquantième grand-prix, l’écurie Williams va tout emporter : pole pour Jones, victoire pour Regazzoni. Les Ferrari souffrent d’un même problème mécanique mettant à nouveau Villeneuve sur la touche, Scheckter sauvant les meubles avec une cinquième place. Le circuit d’Hockenheim ne réussira guère mieux aux 312 T4, toutes deux absentes du podium, précédées par des monoplaces à l’effet de sol plus abouti.

Le réveil intervient en Autriche, sur l’Österreichring. Auteur d’un envol splendide, Villeneuve tient la deuxième place durant presque la totalité de l’épreuve devant Scheckter, débordé par Laffite dans l’ultime tour du grand-prix. A Zandvoort, Villeneuve semble une nouvelle fois très en forme, réalisant un splendide dépassement sur Jones, mais la pression mise par ce dernier sur le québécois le poussa à la faute. Résultat, un pneumatique crevé qui engendra bons nombres de casses sur la 312 T4. Toujours très régulier, Scheckter arrache la deuxième place et file vers le titre pilote qui lui tend de plus en plus les bras.

Arrivée en Italie, la Scuderia Ferrari sait qu’elle peut décrocher les deux titres ici-même, à domicile. Respectant son statut de numéro 2, Villeneuve fait alors tout son possible pour que Scheckter l’emporte. Les Renault trustent la première ligne mais en l’espace de douze tours, les deux 312 T4 effacent la concurrence, déroulant avec maestria un récital sous les yeux des tifosi en folie. Ferrari assure le doublé, Laffite abandonne, Maranello et l’Italie sont en fête. Avec une constance incroyable, Scheckter devient donc le champion du monde de Formule 1 1979 alors qu’il reste toujours deux épreuves à couvrir.

A Montréal, Jones et Villeneuve régale les canadiens d’une lutte durant l’intégralité de la course, se terminant en faveur de l’australien, le récent champion terminant quatrième. Même si Ferrari semble tout sceller en sa faveur au terme du grand-prix montréalais, c’est l’annonce du départ de Lauda avant même la course qui marqua le paddock. Pour la dernière course de l’année à Watkins Glen, la pluie ne dérange en rien les rouges qui s’en vont décrocher un nouveau doublé mais l’explosion d’un pneumatique pour Scheckter priva la Scuderia de cet exploit. Villeneuve s’impose alors seul pour ce qui reste la dernière course de la 312 T4.

Au total, la 312 T4 aura décroché six victoires, treize podiums, deux pôles position et six meilleurs tours en course, mais mieux que ça, elle aura permis à Scheckter de décrocher le titre pilote devant Villeneuve, mais également de remporter le titre constructeur.

Après ce titre pilote du sud-africain, la Scuderia vécu des années sombres durant plus de deux décennies avant de retrouver les chemins de la gloire en 2000 et l’épopée Schumacher…



Information rédigée par : Baptiste Douillard

Options
Version Imprimable
• Réagir sur le forum
• Devenir rédacteur

A voir aussi
19/09/2019 : 06:00 : GP de Singapour - Présentation du week-end

18/09/2019 : 19:58 : Le moteur de Ferrari qui serait illicite, nouvel acte

18/09/2019 : 16:34 : Le moteur Ferrari de nouveau suspecté d’illégalité !

18/09/2019 : 16:18 : Binotto exclut l’arrivée de Verstappen

18/09/2019 : 16:06 : Ecclestone pense qu’il n’y a pas besoin de beaucoup de changements en F1

16/09/2019 : 21:31 : Todt pense que Leclerc peut mener Ferrari comme Schumacher

14/09/2019 : 22:13 : Ferrari a fêté ses victoires à Maranello

Partager l'info
           

F1-Direct sur les réseaux sociaux
 
Site du groupe : Photos - Lives - Actualités ferrari
L'équipe F1-Direct
2004 - 2019 Groupe F1-Direct - Reproduction interdite sous peine de poursuite, merci de lire la charte d'utilisation.
Site déposé à la CNIL - 1089273. Vous disposez d'un droit d'accès et de modification relative à vos données personnelles sur simple demande.