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Formule 1 : Un œil dans le rétro : Juan Manuel Fangio
Un œil dans le rétro : Juan Manuel Fangio
Le 04/11/2018
 à 12:00

Il incarne la première domination de l’histoire de la Formule 1 mais aussi l’une des plus importantes que le sport automobile ait connu.

C’est à l’âge de seize ans que le jeune Fangio se passionnât pour l’automobile. Une fois son service militaire achevé, l’argentin ouvrit, avec l’aide et le soutien de sa famille, un garage. Ses débuts en compétition arrivèrent quelques temps plus tard au volant d’une Ford lors de petites courses où le jeune argentin s’illustra tout particulièrement. Mais la guerre éclata et les courses furent oubliées. Ce n’est qu’en 1947 que Fangio fit son retour à la compétition lors d’un championnat argentin créé par Juan Perón,  président de l’époque. Après s’être vu offrir une Maserati 4CLT en 1948, le voici qui arrive en Europe l’année suivante, bien aidé par le gouvernement de l’époque. Ce fut un succès. L’argentin enchaina les victoires, décrochant directement un volant chez Alfa Roméo pour la saison inaugurale de la Formule 1, en 1950.

La Tipo 158 est une magnifique machine italienne mais la fiabilité n’est pas son point fort en cette première saison. En six grands-prix, Fangio abandonna trois fois. Mais la monture rouge est invincible : Aucune pole et aucune victoire ne lui résiste. Fangio s’élança à quatre reprises de la pole et décrocha les lauriers à trois reprises, dont le tout premier grand-prix de Monaco couru dans le cadre du championnat du monde de Formule 1. Malheureusement pour lui, un problème de soupape l’obligea à mettre pied à terre lors de l’ultime manche à Monza laissant son équipier Farina, auquel il livra une formidable bataille tout au long de la saison, le titre tant convoité.

Ratant le coche de peu, l’argentin veut revenir plus fort l’année suivante. Et cette fois, la chance tourne en sa faveur. Malgré l’arrivée en puissance sur le haut de la scène de la Scuderia Ferrari, Fangio ne démérita pas et mena son Alfa sur le chemin de la victoire trois fois en sept épreuves et ce, malgré le rude combat contre Ascari, autre italien en verve. A l’issue de la dernière course, l’argentin s’offrit un nouveau succès le propulsant vers sa première couronne mondiale. La légende était en marche.

En 1952, Fangio part en direction de Ferrari après le retrait d’Alfa Roméo mais un accident lors d’une course hors-championnat à Monza le blesse aux cervicales. Trop touché pour piloter, le voici obligé d’assister aux week-ends de grand-prix en tant que simple spectateur, dure punition pour un pilote. L’année suivante, c’est chez un autre constructeur italien que l’argentin posa ses valises : Maserati. La voiture est loin des véloces Ferrari et Fangio est contraint de jouer les seconds rôles. Enfin presque. En sport automobile, la voiture ne fait pas tout. C’est bien ce qu’il démontra, luttant souvent pour les podiums, se mêlant à la lutte pour les lauriers en France au prix d’une belle bataille avec Hawthorn. La victoire, il ne la décrocha que lors de la dernière manche, à Monza. 

Mais en 1954, nouveau changement, et pas des moindre. Fangio rejoint l’Allemagne et Mercedes. Les flèches d’argent, parfois toute carrossées, sont ultra dominantes. Pour autant, les voitures grises ne sont pas prêtes pour l’entame de saison et Fangio se voit confier une Maserati en attendant son nouveau bolide et le moins que l’on puisse dire, c’est que le début de saison est fantastique : Deux victoires sur Maserati puis quatre sur Mercedes lors des six courses restantes. A l’évidence, Fangio est sacré champion du monde pour la seconde fois, sans réelle concurrence. La saison suivante est quasi similaire. Fangio se voit attribuer un nouvel équipier en la présence de Stirling Moss. La lutte est intéressante mais Fangio reste dominateur. Le 11 Juin 1955, Fangio et Moss participent aux 24 Heures du Mans sur une Mercedes, mais la domination grise fut mise à mal par l’accident le plus terrible de l’histoire des sports mécaniques. Fangio se trouvait juste derrière l’accident qui couta la vie à 82 personnes. A la suite de cette tragédie, Mercedes décida de se retirer du monde du sport automobile. Le championnat du monde de Formule 1, amputé de quelques courses suite à ce terrible évènement, voit pourtant les flèches d’argent terminer la saison mais sans leur rival Lancia, en proie à des soucis financier et à la perte de leur pilote fétiche Ascari. Fangio s’envola vers un troisième titre, quelque peu dans la douleur.

C’est à Maranello que l’argentin trouva refuge en 1956. Mais Ferrari est connue pour être dirigée par le Commendatore, personnage au fort caractère. Tout le long de la saison, le climat se détériora entre les deux parties malgré trois victoires de la part de l’argentin. Fangio alla même jusqu’à insinuer un sabotage de sa voiture par Ferrari visant à faire gagner son équipier Collins. Les tensions étaient telles que l’argentin quitta la Scuderia à la fin de la saison, pourtant fort d’une quatrième couronne de champion du monde. Et c’est à nouveau chez Maserati qu’il débarqua pour ce qui reste sa dernière saison complète en Formule 1.

A 46 ans, l’argentin possède encore tout son talent et sa vivacité. Il domina outrageusement la saison, ne laissant que des miettes à ses adversaires. Quatre victoires et deux secondes places en six courses, la prouesse est belle. Fangio démontra tout son potentiel en Allemagne, sur le terrible Nürburgring, où il rattrapa un retard considérable d’une quarantaine de secondes pour aller s’imposer dans les tous derniers instants.  Fort d’un leadership incontesté, l’argentin termina avec un cinquième titre mondial à la clé. Il est alors considéré comme le meilleur pilote du monde.

Il revint l’année suivante, toujours sur une Maserati, pour deux courses, sans trop de réussite. C’était ses derniers tours de roue. Fangio raccrocha définitivement son casque. Que serait-il devenu s’il avait continué au plus haut niveau ? Son record de cinq titres aura tenu jusqu’à être égalisé par Schumacher en 2002 puis surpassé l’année suivante, avant qu’il ne soit aussi égalé par Hamilton en 2018.

Fangio s’est éteint en 1995 à la suite d’une crise cardiaque. Le champion avait alors 84 ans. Le choc fut tel dans son pays natal qu’un deuil national de trois jours fut décrété en mémoire de leur icone, devenu légende de la Formule 1.



Information rédigée par : Baptiste Douillard

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