GP des Etats-Unis
Vendredi 1 Novembre
17h00
21h00
Samedi 2 Novembre
19h00
22h00
Dimanche 3 Novembre
20h10
Classements 2018
P
Pts
1 L.Hamilton 381
2 V.Bottas 314
3 C.Leclerc 249
4 M.Verstappen 235
5 S.Vettel 230
6 A.Albon 84
7 C.Sainz 80
8 P.Gasly 77
9 D.Ricciardo 46
10 S.Perez 44
11 L.Norris 41
12 N.Hulkenberg 37
13 D.Kvyat 34
14 K.Räikkönen 31
15 L.Stroll 21
16 K.Magnussen 20
17 R.Grosjean 8
18 A.Giovinazzi 4
19 R.Kubica 1
20 G.Russell 0

P
Pts
1 Mercedes 695
2 Ferrari 479
3 Red Bull 366
4 McLaren 121
5 Renault 83
6 Racing Point 65
7 Toro Rosso 64
8 Alfa Romeo 35
9 Haas 28
10 Williams 1
Multimédia
          
Saison 2019

• Actualités
• Classements
• Les photos en HD
• Archives des informations


Les saisons précédentes

• Archives Live des GP
• Les photos en HD
• Classements


Scuderia Ferrari

• Sebastian Vettel
• Kimi Raikkonen
• Ferrari Driver Academy
• Les anciens pilotes
• Enzo Ferrari
• Les monoplaces
• La Scuderia Ferrari



Les partenaires
• Expert Véranda
• Portail Communautaire


Formule 1 : Un œil dans le rétro : la 312 T
Un œil dans le rétro : la 312 T
Le 20/10/2019
 à 12:00

A la suite d’une dizaine d’années sans couronnes pour la Scuderia, l’écurie italienne sait que le succès n’est plus très loin, surtout après y être passé tout près en 1974.

A partir de 1975, une nouvelle lignée de monoplaces voit le jour au sein de la Scuderia : les 312 T. C’est avec ce même nom que Ferrari dispute cette saison 1975. La voiture est tout à fait nouvelle par rapport à sa devancière. L’aérodynamique a été largement retravaillée tout comme la peinture avec l’apparition de l’iconique peinture blanche surmontée du drapeau italien au niveau du capot moteur. Sous ce dernier se trouve un V12 de 3L de 495 ch culminant à 12 200 trs/min. Mais la grande nouveauté de la 312 T concerne la boite de vitesses. Pour la première fois, Ferrari utilise une boite de vitesses couplée transversalement au moteur, trouvaille de l’ingénieur Forghieri. Avec un centre de gravité rabaissé, la 312 T s’avéra être une arme de choix pour la couronne mondiale.

Comme en 1974 et pour les deux saisons à venir, Regazzoni et Lauda sont choisis pour conduire la Scuderia aux sommets. Pour les courses inaugurales en Argentine et au Brésil, Ferrari fait appel à la vieille 312 B3. La monoplace, à présent dépassée, échouera à deux reprises aux pieds du podium. L’arrivée de la 312 T en Afrique du Sud est alors très attendue. La course africaine fut plus difficile que prévue avec un manque de puissance pénalisant. Regazzoni renonça à quelques tours du but, accélérateur cassé. Lauda, qui était dans son sillage, ne termina que cinquième. Le vent tourna dès le grand-prix d’Espagne avec une première ligne 100% Ferrari. Mais la joie fut de courte durée : dès le premier tour, un accrochage entre Brambilla et Andretti met les deux 312 T out. Ce grand-prix reste dans les mémoires suite à l’accident de Stommelen, tuant cinq personnes, mais aussi par l’arrivée dans les points de Lombardi, seule femme ayant réussi cet exploit.

Les choses rentrèrent dans l’ordre à partir du grand-prix de Monaco pour la Scuderia. Si Regazzoni ne voit pas l’arrivée après un accident, Lauda mène de bout en bout et décroche ici la première victoire de la 312 T. L’autrichien récidiva en Belgique, gagnant facilement, loin devant son équipier cinquième à la suite d’un blocage de roue. Après une longue course d’attente en Suède, Lauda mit la pression sur les Brabham avant de prendre l’avantage et de triompher une troisième fois consécutivement. Moins à l’aise avec sa monture, Regazzoni termina sur la troisième marche du podium, à plus de trente secondes de son équipier. Aucune autre monoplace ne semble pouvoir lutter contre les 312 T mais aux Pays-Bas, à la surprise générale, Ferrari n’accroche pas la première place du grand-prix. Sur sa modeste Hesketh, Hunt empocha son premier succès, non sans avoir lutté avec l’autrichien de la Scuderia. En France, les voitures rouges et blanches sont toujours aux avant-postes mais la belle remontée de Regazzoni prit fin très tôt, moteur cassé. Lauda domine et l’emporte, malgré une grippe, juste devant Hunt et Mass. Les titres s’approchent pour Lauda et Ferrari, mais en Formule 1, tout peut basculer rapidement.  

Le milieu de l’été 1975 sera compliqué pour les 312 T. A Silverstone, Regazzoni fait la course en tête mais de violents orages perturbent le grand-prix. Le suisse percute une barrière et abime son aileron, Lauda est piégé par un écrou mal fixé et doit repasser aux stands pour corriger le tir. Un nouveau déluge s’abat sur la fin de course, la quasi-totalité du peloton sort de piste. Les deux Ferrari sont saines et sauves mais la course est stoppée, les voitures italiennes sont hors de points. Sur le Nürburgring, les 312 T sont favorites et monopolisent les deux premières places aux abords du dixième tour. Mais lors de cette dixième boucle, le moteur de Regazzoni lâche. Privé d’une voiture, Ferrari compte désormais sur Lauda mais une crevaison oblige l’autrichien à ralentir et à changer de pneus à quatre tours du but. La 312 T floquée du numéro 12 ne termina que troisième. L’Autriche est un remake du grand-prix de Grande-Bretagne. La pluie décime le peloton et les Ferrari sont à la peine. Lauda, qui pouvait être sacré chez lui, ne marque qu’un demi-point et doit attendre l’Italie pour peut-être enfin voir cette couronne promise depuis quelques courses déjà. A noter la victoire après arrêt de course de Brambilla qui crasha sa March une fois l’arrivée passée.

Sur le tracé italien de Monza, les comptes sont simples : il ne manque qu’un demi-point à Lauda pour être sacré. Avec deux courses restantes et une voiture performante, l’essai devrait être transformé à domicile pour Ferrari. Ce sera chose faite avec enfin une victoire pour Regazzoni, mais surtout une troisième place pour Lauda, synonyme de couronne mondiale. De plus, la Scuderia verrouille le titre constructeur, titre tant convoitée depuis 1964. Le grand-prix des Etats-Unis n’est qu’une formalité pour l’autrichien qui s’imposa, permettant par la même occasion à Ferrari de prendre le record de victoires pour une écurie de Formule 1. La course de Regazzoni fut plus complexe. Après un accrochage dans les premiers tours et un aileron cassé, le suisse ralentit délibérément pour laisser libre court à Lauda. Ceci vaudra une vive altercation entre di Montezemolo et le directeur de course Burdette Martin. C’est sur cette victoire que la 312 T quitte le championnat 1975.

En 1976, la règlementation change et la 312 T doit subir quelques modifications. La 312 T2 va entrer en marche mais pour les trois premières courses, la récente championne reprend du service, non sans dominer comme l’année passée. Lauda l’emporta en Afrique du Sud et au Brésil, Regazzoni conduit le doublé à Long Beach avant que la voiture ne se retire définitivement. Belle retraite.

Au final, la 313 T aura permis à Lauda et Regazzoni d’empocher neuf victoires en quinze courses, dix pôles position, quinze podiums et sept meilleurs tours en course. Plus récemment, la 312 T de Lauda, gagnante en France, s’est vendue pour près de 5,4 millions d’euros lors du concours d’élégance de Pebble Beach.



Information rédigée par : Baptiste Douillard

Options
Version Imprimable
• Devenir rédacteur

A voir aussi
12/11/2019 : 21:41 : Leclerc pénalisé au Brésil ?

11/11/2019 : 21:24 : Le futur règlement annoncé pourrait n’être qu’un brouillon

10/11/2019 : 12:00 : Un œil dans le rétro : la F1-90 (641)

06/11/2019 : 22:37 : Y aurait-il eu des fuites de données sur le moteur de Ferrari ?

06/11/2019 : 22:07 : Jos Verstappen : « Max n’était pas malin pour critiquer Ferrari »

05/11/2019 : 21:50 : Verstappen provoque Ferrari en raison des mauvais résultats

04/11/2019 : 17:00 : GP des Etats-Unis - votre note de la course ?

Partager l'info
           

 
Site du groupe : Photos - Lives - Actualités ferrari
L'équipe F1-Direct
2004 - 2019 Groupe F1-Direct - Reproduction interdite sous peine de poursuite, merci de lire la charte d'utilisation.
Site déposé à la CNIL - 1089273. Vous disposez d'un droit d'accès et de modification relative à vos données personnelles sur simple demande.