GP des Etats-Unis
Vendredi 1 Novembre
17h00
21h00
Samedi 2 Novembre
19h00
22h00
Dimanche 3 Novembre
20h10
Classements 2018
P
Pts
1 L.Hamilton 381
2 V.Bottas 314
3 C.Leclerc 249
4 M.Verstappen 235
5 S.Vettel 230
6 A.Albon 84
7 C.Sainz 80
8 P.Gasly 77
9 D.Ricciardo 46
10 S.Perez 44
11 L.Norris 41
12 N.Hulkenberg 37
13 D.Kvyat 34
14 K.Räikkönen 31
15 L.Stroll 21
16 K.Magnussen 20
17 R.Grosjean 8
18 A.Giovinazzi 4
19 R.Kubica 1
20 G.Russell 0

P
Pts
1 Mercedes 695
2 Ferrari 479
3 Red Bull 366
4 McLaren 121
5 Renault 83
6 Racing Point 65
7 Toro Rosso 64
8 Alfa Romeo 35
9 Haas 28
10 Williams 1
Multimédia
          
Saison 2019

• Actualités
• Classements
• Les photos en HD
• Archives des informations


Les saisons précédentes

• Archives Live des GP
• Les photos en HD
• Classements


Scuderia Ferrari

• Sebastian Vettel
• Kimi Raikkonen
• Ferrari Driver Academy
• Les anciens pilotes
• Enzo Ferrari
• Les monoplaces
• La Scuderia Ferrari



Les partenaires
• Expert Véranda
• Portail Communautaire


Formule 1 : Un œil dans le rétro : le Grand-Prix de Barcelone
Un œil dans le rétro : le Grand-Prix de Barcelone
Le 08/05/2017
 à 12:00

En 1991, l’Espagne fait le choix de la nouveauté en accueillant son grand-prix national sur le tout nouveau circuit de Barcelona-Catalunya, à Montmeló, à quelques kilomètres au nord de la ville catalane. Auparavant, la course espagnole s’était déroulée sur les circuits de Jerez, de Jarama ou encore le très dangereux tracé de Montjuïc. Le circuit original a subi une modification en 2007 avec l’instauration d’une chicane en fin de tracé, censée rapprocher les voitures pour plus de dépassements. 16 pilotes ont réussi à s’imposer sur le tracé catalan. Placée en fin de saison en 1991, la manche espagnole est souvent pourvue du titre de 1er grand-prix européen. Circuit utilisé en grande partie pour les essais privés en raison d’un tracé complet, il n’est pas pour autant le plus intéressant à regarder, notamment à cause de la difficulté à dépasser.​

Pour la petite anecdote, l’épreuve de 1999 fut l’une des plus ennuyantes, et pour cause, la course fut animée par une et unique manœuvre de dépassement. L’ajout de la chicane à la toute fin du tracé, prévue pour augmenter les dépassements en rapprochant les voitures en vue de la ligne droite suivante, ne s’avéra pas franchement intéressant, détruisant même l’intérêt du circuit initial. Un tracé initial qui a vu ses dégagements évoluer au fil du temps et des règlements. On est donc passé de la terre, aux bacs à graviers avant de tout supprimer pour laisser place au bitume, permettant des fautes sans perdre de temps. Ces changements ont bien entendu joué sur le spectacle. Là où une erreur était impardonnable dans les années 90, elle n’est plus que très rarement fatale depuis le début du siècle. Senna, M.Schumacher ou encore Hamilton sont autant de grands champions à s’être fait piéger par la piste catalane, pourtant, très peu d’accrochages émaillèrent ces courses espagnoles. Les plus connus sont sans doute ceux de M.Schumacher et B.Senna en 2012, le carambolage Trulli-Bourdais-Buemi-Sutil en 2009, et bien entendu, l’accrochage Rosberg-Hamilton en 2016, ce qui mit d’ailleurs fin à une série de 13 victoires consécutives pour Mercedes. Mais si maintenant les erreurs se font rares, les problèmes mécaniques ont souvent bouleversé les classements. L’édition 1994 fut une hécatombe avec pas moins de 13 abandons sur pépins mécaniques. Des soucis qui ont touché à plusieurs reprises l’écurie McLaren. Que ce soit des casses moteurs pour Brundle, des casses d’aileron pour Räikkönen, des soucis de freins pour Coulthard ou Alonso, des explosions de pneus pour Hamilton ou Kovalainen, ou encore un problème d’embrayage pour Hakkinen dans le dernier tour de l’édition 2001, l’équipe de Woking n’a pas toujours été vernie. Pourtant, l’un des soucis mécaniques le plus connu de ce grand-prix n’aura pas touché l’écurie britannique. Ceci est bel et bien une allusion à la boîte de vitesses de la Benetton de M.Schumacher en 1994 qui était en tête de la course, la boîte de vitesses du pilote allemand se bloqua sur le 5e rapport. M.Schumacher nous démontra ici toute l’étendue de son talent en ralliant l’arrivée en seconde position avec une mécanique récalcitrante.

Outre cet exploit, d’autres coups d’éclat eurent lieu sur la piste espagnole. A commencer par le vainqueur surprise de 2012. Aussi surprenant que cela puisse être, Maldonado a bel et bien connu son heure de gloire. Héritant de la pôle position après la disqualification d’Hamilton, le vénézuélien ne vira pas pour autant en tête au 1er virage. La lutte avec Alonso fut intéressante, mais l’espagnol, bloqué dans le trafic, finira par perdre la tête. Maldonado emporta sa première et unique victoire en Formule 1, la première d’un pilote vénézuélien. Un succès qui ne calma pas le pilote Williams, bien au contraire, mais qui reste aujourd’hui le dernier de l’écurie Williams qui fut d’ailleurs victime d’un incendie dans ses garages à l’issue de cette course. Un autre pilote fit sensation en 2016. Après l’échange M.Verstappen-Kvyat orchestré par le Dr.Marko, cette course promettait une bataille intéressante entre les 2 Mercedes. Cette lutte s’acheva dans le bac à gravier du 3e virage pour les 2 protagonistes. Profitant ainsi de l’autoélimination des Mercedes, d’une erreur stratégique de Red Bull et au prix d’une défense sur Räikkönen, M.Verstappen s’imposa pour la première fois de sa carrière avec à la clé le record du plus jeune vainqueur d’un grand-prix de Formule 1 à seulement 18 ans ! D’autres faits sont tout de même à souligner, à commencer par les départs d’Alonso. En 2011, il n’aura eu besoin que de la ligne droite du départ pour passer de la 4e à la 1re place. En 2013, il fait encore plus fort. S’élançant 5e, l’espagnol effectua une audacieuse manœuvre en dépassant coup sur coup par l’extérieur Räikkönen et Hamilton. Il s’adjugea la victoire, la dernière de sa carrière aujourd’hui. Preuve de la difficulté de dépasser ici, Alonso est le vainqueur de ce grand-prix s’étant élancé le plus loin sur la grille, c’est-à-dire en 5e position. Un autre fait marquant est le podium surprise de la Tyrrell-Yamaha de Blundell en 1994. Bien aidé par l’hécatombe, le Britannique offrit à l’écurie Tyrrell son ultime podium dans la catégorie reine.

 

Le grand-prix catalan nous a déjà démontré son potentiel avec un tracé très physique. Malheureusement, les changements de règlements allèrent à l’encontre même de ce que donnait ce tracé, c’est-à-dire de longues courbes rapides. La plus belle course qui eut lieu sur ce circuit pourrait bien être celle de l’an 1996. Avant même le départ, c’est une pluie torrentielle qui s’abat sur Barcelone. Et qui dit pluie dit forcément sortie de piste. Au total, ce n’est pas moins de 10 voitures qui resteront au tapis à la suite d’un accident ou d’une sortie de piste sur les 20 au départ. Avec 6 voitures à l’arrivée, c’est l’une des plus grosses hécatombes de l’histoire de la Formule 1. Les talents d’équilibriste de M.Schumacher lui permirent de s’offrir la première marche du podium avec une avance de 45 secondes sur le second, Alesi et sa Benetton. C’est d’ailleurs la première victoire de l’allemand au volant d’un bolide italien. Bien sûr, on pourrait se souvenir de l’édition 1991, 1995, 2013 ou 2016. Quoi qu’il en soit, rendez-vous sur la ligne de départ pour le grand-prix de Barcelone 2017 !

Le plus beau moment du grand-prix de Barcelone : L’incroyable manœuvre de Mansell sur Senna, côte à côte à plus de 300 km/h durant plus d’un kilomètre ! (1991)

Top 3 des incidents mémorables :

 1) Le « strike » Mercedes au 3e virage lors du premier tour de l’édition 2016.

2) L’effroyable accident de Kovalainen à la suite de l’explosion d’un de ses pneus à la vitesse de 230 km/h. Le finlandais s’en tira avec de légères contusions malgré un impact de 26 G. (2008).

3) L’invraisemblable abandon d’Hakkinen dans le dernier tour, pourtant confortablement installé en tête de la course, en raison d’un souci d’embrayage. Il rentrera aux stands sur la monoplace de son équipier. (2001)

Résumé de l’édition 2016 du Grand-Prix d’Espagne (Barcelone) : Avant même le début de week-end, coup de tonnerre chez Red Bull. Kvyat est prié d’échanger son baquet avec M.Verstappen. Le jeune de 18 ans se voit donc propulsé plus vite que prévu dans le top team autrichien. Hamilton, en pôle, sait qu’il doit tout faire pour stopper l’hégémonie Rosberg et ses 4 victoires consécutives cette saison. Ce n’est pourtant pas le cas à l’extinction des feux. Rosberg prend l’extérieur et passe en tête au premier virage. Mais dans la grande courbe à droite suivante, Rosberg ralentit : il avait enclenché le mode « économie d’énergie ». Hamilton revient rapidement et choisit l’intérieur pour dépasser, l’intérieur vers lequel glissa Rosberg pour défendre à la limite du possible. Hamilton, ne voulant pas lâcher l’affaire, resta à l’intérieur, mais s’en fut trop : la Mercedes du Britannique arriva dans l’herbe. Sans contrôle possible, Hamilton vint s’échouer dans le ponton droit de la voiture de son équipier. Les deux Mercedes terminèrent ensablées au bout de 3 virages seulement, tout cela, sous les yeux du grand patron de la firme allemande… Les Mercedes hors-jeu, ce sont les 2 Red Bull qui menèrent la danse devant l’incroyable Sainz ! Après un bref passage de la voiture de sécurité, la course est relancée. Pendant ce temps, une réunion de crise s’impose chez Mercedes. Sur la piste, les deux Ferrari s’impatientent derrière un Sainz et ses défenses pas toujours dans les règles de l’art. Une fois la Toro Rosso passée, les 2 Ferrari se lancèrent à la chasse aux Red Bull. C’est à cet instant que la stratégie va dicter la course. Ricciardo est le premier à s’arrêter, permettant à Verstappen de mener un grand-prix pour la première fois de sa carrière, arrachant par la même occasion le record du plus jeune meneur de grand-prix. Le néerlandais plongea dans les stands au tour suivant, imité par Räikkönen. Vettel choisit de rester en piste pendant que ses principaux rivaux se retrouvent englués dans le trafic. L’allemand s’arrêta quelques instants plus tard alors que la Force India d’Hulkenberg s’enflamme. A ce moment-là, la course bascule. Ricciardo et Vettel passent sur une stratégie à 3 arrêts, un de plus que leurs coéquipiers respectifs. Vettel anticipe son dernier arrêt et chipe, grâce à l’undercut, la 3e place de Ricciardo. Cette fois, c’est sûr, la victoire reviendra soit à Verstappen, soit à Räikkönen. Ricciardo remonte rapidement sur Vettel, tentant même un dépassement, une manœuvre de « ping-pong » selon l’allemand. Dans l’avant-dernier tour, Ricciardo voit l’un de ses pneus l’abandonner ; il est contraint de s’arrêter à nouveau. Mais la surprise vient de devant. Du haut de ses 18 ans, 7 mois et 15 jours, Verstappen devient le plus jeune vainqueur de l’histoire de la Formule 1, pour sa première avec Red Bull. Derrière lui, on retrouve les Ferrari de Räikkönen et Vettel, Ricciardo, Bottas, Sainz, Perez, Massa, Button et Kvyat.

 



Information rédigée par : Baptiste Douillard

Options
Version Imprimable
• Devenir rédacteur

A voir aussi
10/11/2019 : 12:00 : Un œil dans le rétro : la F1-90 (641)

06/11/2019 : 22:37 : Y aurait-il eu des fuites de données sur le moteur de Ferrari ?

06/11/2019 : 22:07 : Jos Verstappen : « Max n’était pas malin pour critiquer Ferrari »

05/11/2019 : 21:50 : Verstappen provoque Ferrari en raison des mauvais résultats

04/11/2019 : 17:00 : GP des Etats-Unis - votre note de la course ?

04/11/2019 : 12:00 : GP des Etats-Unis – Le point sur les sanctions du jour

04/11/2019 : 11:00 : GP des Etats-Unis - Classements des championnats

Partager l'info
           

 
Site du groupe : Photos - Lives - Actualités ferrari
L'équipe F1-Direct
2004 - 2019 Groupe F1-Direct - Reproduction interdite sous peine de poursuite, merci de lire la charte d'utilisation.
Site déposé à la CNIL - 1089273. Vous disposez d'un droit d'accès et de modification relative à vos données personnelles sur simple demande.